Cela devient une habitude. Les gouvernements de gauche ou de droite font de nouveaux cadeaux aux chasseurs à l'approche de nouvelles élections. En 2012, sous Nicolas Sarkhozy, le gouvernement avait prétexté des études scientifiques pour contourner la directive européenne "oiseaux" qui interdit la chasse des oies cendrées, rieuses et des moissons après le 31 Janvier lors de leur retour de migration. Décision annulée par le Conseil d'Etat. Maintenant , sous François Hollande, le ministre de l'écologie (?) réitère en déposant un projet d'arrêté visant à prolonger la chasse de ces oies jusqu'au 10 Février. A chaque fois le gouvernement joue la montre en sachant que cela sera annulé mais après que les chasseurs se seront amusés à leur jeux meurtriers. L'ANG invite donc chacun à donner son avis très rapidement à la consultation du Ministère

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-relatif-a-la-a265.html?id_rubrique=2

Vous pouvez vous inspirer des arguments suivants:

Les motifs poussant à une extension des dates de chasse sont erronés. Ils font amalgame entre populations sédentaires et migratrices. En effet les scientifiques néerlandais ont démontré que plus de 95% de la population des oies cendrées de leur pays est strictement sédentaire. Seule 5% est susceptible de passer par la France. Tuer les oies  de ce côté de la frontière n'aurait donc aucune utilité pour les Pays-Bas.

Au contraire, la différence importante de pression de chasse entre la France d'une part et la Belgique et les Pays-Bas d’autre part, concentre les oies d'un seul côté. Un rééquilibrage de cette pression serait donc une meilleure solution pour aider nos voisins. De plus cela développerait un tourisme ornithologique propice à favoriser notre activité économique.

Enfin, nous soulignons que l'hiver exceptionnellement doux que nous connaissons va encore avancer les dates de passage en migration et qu'il conviendrait d'urgence au contraire d'avancer les dates de fin de chasse aux oiseaux migrateurs passant chez nous.